L'origine de l'association remonte à 1997. Au départ : une enveloppe rouge, beaucoup de curiosité, et une vilaine indiscrétion.

Quand ce courrier arriva à mon domicile que j’occupais déjà depuis 3 ans, il était destiné aux anciens occupants, dont j’avais égaré l’adresse depuis longtemps. Dommage, car ils auraient sûrement apprécié de recevoir des nouvelles aussi lointaines, puisque la lettre avait été postée à Darjeeling, Inde. A l’époque j’avais déjà une toute petite expérience enthousiaste de l’Asie via le Vietnam où j’avais séjourné 3 semaines en 96. Mais l’Inde, c’était encore un autre monde, avec tous les clichés qu‘elle véhicule auprès de nos esprits cartésiens . Quand en plus le courrier est posté de Darjeeling avec un nom d’expéditeur tibétain, comment ne pas être tenté d’en savoir plus...

Bref, après quelques jours d’hésitation, écartant tous mes scrupules,j’ouvre le courrier. Il émane d’un moine tibétain qui recherche des sponsors pour des enfants tibétains vivant en Inde. Ils sont issus de familles pauvres qui ont fui le Tibet suite à l’invasion chinoise.

Quelques échanges épistolaire, et me voilà parrainant deux jeunes filles d’une douzaine d’années, l’une, Dolma, qui vit à Darjeeling, et l’autre, Phakdon, dans un état du sud de l’Inde, le Karnataka. Autant j’avais entendu parler de Darjeeling grâce au thé, autant le Karnataka était pour moi un mystère..

Ce n’était pas mon premier parrainage, mais les précédents, effectués via des associations reconnues, s’étaient malheureusement terminés en queue de poisson : plus de nouvelle des enfants ou reprise en mains de l’ école parrainée par les autorités locales.

L’idée était donc (et reste) d’établir une relation directe avec les enfants et leurs familles.

Plutôt réussi pour cette première fois, car si j’ai un peu perdu le contact avec Dolma au bout de 8 ans, je suis encore en relation avec Phakdon, à laquelle j’ai rendu visite à plusieurs reprises, d’abord en Inde puis au Canada où elle travaille désormais comme infirmière.

C’est à l’occasion du premier de ces voyages, en 2007, que j’ai pu rencontrer sa famille et découvrir les camps tibétains et leurs monastères, et enfin l’Inde du Sud, début d’une passion pour l’Inde qui dure et n’est pas près de s’éteindre.

Mon amie Brigitte qui m’accompagnait, conquise par l’accueil amical qui nous était fait, décide de parrainer à son tour, puis Ginette, puis d’autres candidats parmi nos relations plus ou moins proches.

C’est là qu’a été prise la décision de rentrer dans un cadre un peu plus officiel avant d’élargir les possibilités et de gérer tout cela d’une façon un peu plus structurée.

Danièle